Une histoire de course : Courir pour mieux se recentrer

Tout a commencé avec l’idée de mon amoureux : courir un marathon pour ses 40 ans. J’avais déjà deux marathons à mon actif, mais ma dernière compétition remontait à 2019. Autant dire que je ne me sentais pas du tout prête à parcourir à nouveau cette distance. En plus de jongler avec la fermeture de mon entreprise, la gestion du quotidien et les sports compétitifs de mes enfants, l’idée d’ajouter des heures d’entraînement à mon emploi du temps me semblait insurmontable. Mais en même temps, je savais qu’il s’agissait d’un bel objectif pour prioriser ce qui compte vraiment, à savoir ma santé, qui est ma priorité numéro un. Alors, j’ai décidé de relever ce défi de marathon avec mon amoureux et notre groupe d’amis passionnés de course à pied. Un mois avant le marathon, je voulais abandonner. Après un rhume, une fièvre et une infection rénale nécessitant des antibiotiques, mes performances à l’entraînement étaient désastreuses. J’avais peur de ne pas finir dans les temps et de dépasser la barrière des 5h30. Pourtant, c’est l’engagement envers mes amis et mon amoureux qui m’a empêché de renoncer. C’est là que j’ai réalisé à quel point avoir des conditions gagnantes est essentiel pour atteindre un objectif, qu’il s’agisse de courir un marathon ou de mettre en place des habitudes de vie plus saines. S’engager envers quelqu’un, ou un groupe, est une force indéniable. Deux semaines avant le marathon, la magie a commencé à opérer. Mes temps d’entraînement ont diminué, et courir devenait plus facile. Une nouvelle paire de chaussures et des écouteurs sans fil ont certainement aidé, mais c’est surtout le fruit des 14 semaines d’efforts qui se concrétisait. Enfin, je retrouvais le plaisir de courir. Je ne vais pas mentir : je n’ai pas suivi le plan d’entraînement à la lettre. J’ai sauté quelques séances d’intervalles et quelques sorties. Mais au final, je me suis bien débrouillée, et j’ai terminé mon marathon en 4h29, un temps inespéré. Mon objectif était de courir en moins de 5h. Au lieu de fixer mon regard sur mon tempo, j’ai écouté mon corps et j’ai poussé aussi fort que je pouvais le jour J. Les 7 derniers kilomètres, je n’avais qu’une chose en tête : voir ma gang à l’arrivée. Plus je courais vite, plus vite je les retrouverais. Voir ma fille, mon amoureux, ma famille et mes amis m’attendre au fil d’arrivée, c’était ma motivation. C’est le premier marathon où je n’ai pas marché entre le kilomètre 7 et la fin, en fait où je n'ai pas marché dutout. Le moment où ma fille m’a encouragée à l’arrivée restera gravé dans ma mémoire, tout comme la fierté de mon amoureux qui a battu son propre objectif de 23 minutes. Cet événement m’a rappelé à quel point il est plus facile de maintenir le cap lorsque l’on se fixe un objectif précis, même quand les obstacles se dressent sur notre chemin. Aujourd’hui, je suis fière de ce que j’ai accompli, et la compétition fait désormais partie de mes priorités. Pour préparer un marathon, il faut environ 5 à 6 heures d’entraînement par semaine. Si nous ne pouvons pas nous accorder ce temps pour notre santé, pouvons-nous vraiment dire qu’elle est une priorité ? Il est temps de traiter notre santé comme un investissement, tout aussi important que nos REER. Notre REER Santé est sans frais et selon moi le meilleur investissement possible. Et vous, quelles sont vos priorités ?

Em xx


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